Le lait de vache renferme approximativement 3,2 % de protéines, représentant une concentration remarquable de macronutriments essentiels. Cette fraction protéique se structure autour de différentes familles moléculaires :
- Les caséines (environ 80 % de la totalité), des protéines complexes qui précipitent sous l’effet de l’acidité ou d’enzymes coagulantes comme la présure, indispensables dans l’élaboration fromagère ;
- L’alpha-lactalbumine, une protéine globulaire soluble
- La bêta-lactoglobuline, particulièrement présente dans le lactosérum
- La bêta-lactoglobuline, reconnue pour son potentiel allergénique élevé
Ces différentes protéines laitières présentent des propriétés nutritionnelles exceptionnelles, notamment l’alpha-lactalbumine et la bêta-lactoglobuline, qui fournissent l’ensemble des acides aminés indispensables à l’organisme dans des proportions optimales. Cette composition fait du lait un aliment particulièrement adapté à la nutrition infantile, répondant efficacement aux besoins de croissance et de développement.
Comprendre l’allergie aux protéines de lait de vache

L’allergie aux protéines du lait de vache (APLV) constitue une pathologie fréquente chez les nourrissons âgés de moins de 6 mois, se positionnant au 4ème rang des allergies les plus répandues. Cette condition touche entre 1 et 3 % des nourrissons, avec une composante héréditaire significative : le risque augmente de 25 % lorsqu’un parent présente cette allergie, et grimpe à 45 % si les deux parents sont concernés.
Il convient de distinguer soigneusement cette allergie protéique de l’intolérance au lactose, qui implique les glucides du lait plutôt que ses protéines. Malheureusement, certains individus peuvent développer des allergies combinées touchant à la fois les protéines de lait de vache et le lactose, compliquant ainsi la prise en charge nutritionnelle.
Prise en charge nutritionnelle de l’APLV
Dans le cadre thérapeutique :
L’élimination complète des protéines de lait constitue la mesure de référence. Le marché propose désormais une gamme étendue de préparations infantiles exemptes de protéines de lait intactes, incluant des hydrolysats extensifs parfaitement tolérés par l’organisme. Une consultation auprès d’un professionnel de santé demeure indispensable avant toute modification alimentaire. L’auto-prescription d’éviction des protéines de lait, qu’elles soient d’origine animale ou végétale, sans diagnostic médical préalable, présente des risques nutritionnels.
Une fois le diagnostic confirmé par un spécialiste, l’intervention d’un diététicien-nutritionniste peut s’avérer précieuse pour accompagner l’adaptation du régime alimentaire et assurer un suivi nutritionnel optimal.