- Silicium organique bienfaits : peau, cheveux, os et articulations
- Sources alimentaires et hydriques : où puiser cet oligoélément ?
- Quand recourir aux compléments alimentaires à base de silicium ?
- Silicium organique ou minéral : quel choix privilégier ?
- Mécanismes d'action et bénéfices thérapeutiques du silicium organique
- Précautions pour la prise de silicium
Le silicium sert principalement à maintenir la structure et l’élasticité des tissus conjonctifs dans tout l’organisme. Cet oligoélément essentiel stimule la synthèse du collagène, reminéralise le squelette et préserve la jeunesse cutanée. Il s’avère particulièrement précieux pour la santé articulaire, la solidité osseuse et l’éclat de la peau. Largement utilisé en cosmétique et en nutrition, le silicium mérite qu’on s’attarde sur ses propriétés thérapeutiques remarquables.
Découvrons ensemble ses mécanismes d’action, ses sources naturelles et ses modalités d’utilisation optimales.
Silicium organique bienfaits : peau, cheveux, os et articulations

Le silicium constitue un oligoélément fondamental pour notre physiologie. Il s’avère indispensable à l’architecture des tissus conjonctifs, ces structures de soutien omniprésentes : musculature, épiderme, ossature, cartilages, articulations, tendons, réseau vasculaire, etc.
les bienfaits du silicium organique repose sur sa capacité à stimuler la néogenèse des fibres collagéniques et à maintenir l’hydratation tissulaire optimale. Cette double action en fait un allié privilégié pour tonifier, raffermir et préserver la jeunesse cutanée.
Il intervient également dans la biosynthèse de la kératine, permettant de densifier la chevelure et de renforcer la résistance unguale. Les ongles cassants et les cheveux ternes trouvent souvent leur origine dans une carence siliceuse.
Autre propriété majeure : son rôle dans la minéralisation osseuse. Le silicium optimise la fixation calcique et potentialise l’absorption du magnésium, conférant in fine plus de mobilité et de souplesse au système locomoteur. Contrairement à d’autres minéraux, notre organisme ne peut synthétiser le silicium ; il ne peut que l’absorber puis le stocker.
Sources alimentaires et hydriques : où puiser cet oligoélément ?
Les eaux constituent la source primaire de silicium facilement assimilable. Voici le classement des eaux les plus concentrées (teneurs par litre) :
- Châteldon : 110 mg
- Salvetat : 72 mg
- Badoit : 35 mg
- Volvic : 31,7 mg
- Évian : 15 mg
Quel aliment concentre le plus de silicium ?
L’alimentation apporte également des quantités appréciables, notamment via les céréales complètes, la bière artisanale, les dattes Medjool, les bananes, le café arabica et les thés verts.
Les végétaux surpassent largement les sources animales, grâce à leur capacité d’extraction tellurique et d’accumulation foliaire : graminées sauvages, blé ancien, avoine, orge, prêle des champs, ortie piquante, bambou. Cette dernière plante illustre parfaitement les propriétés mécaniques du silicium : sa flexibilité légendaire sans rupture provient justement de sa richesse en silice structurelle !
Quand recourir aux compléments alimentaires à base de silicium ?
Théoriquement, l’alimentation devrait couvrir nos besoins quotidiens en silicium. Aucune carence officielle n’est répertoriée en France et aucun apport nutritionnel conseillé n’est établi par les autorités sanitaires.
Cependant, l’alimentation moderne s’avère de plus en plus raffinée, donc appauvrie en oligoéléments et ne parvient plus nécessairement à compenser les pertes siliceuses liées au vieillissement, précise Sabine Mortier, pharmacienne spécialisée.
En effet, notre capacité de stockage siliceux décline progressivement avec l’âge. Dans cette configuration, particulièrement en cas de troubles ostéo-articulaires, une supplémentation ciblée peut s’avérer judicieuse.
Combien de temps pour une cure de Silicium ?
Les compléments à base de silice se déclinent principalement sous forme de gel topique, gélules ou solutions buvables. Attention cruciale : ces suppléments doivent être administrés en cures de trois semaines, suivies d’une pause de dix jours, afin de préserver la fonction rénale avant d’entamer un nouveau cycle !
Alternative phytothérapique : une cuillérée à café matinale d’un mélange de plantes siliceuses – prêle, lithothamne (également riche en calcium), bambou, en cure cyclique également.
Consultation préalable obligatoire : sollicitez systématiquement l’avis d’un professionnel de santé avant d’initier une cure siliceuse, car certaines contre-indications existent (déconseillée notamment en cas d’insuffisance rénale).
Silicium organique ou minéral : quel choix privilégier ?
Nombreux sont les compléments qui valorisent le silicium organique, prétendant une meilleure assimilation et une efficacité supérieure comparativement au silicium minéral.
En réalité, le silicium demeure intrinsèquement minéral. Il acquiert sa dimension organique lorsqu’il se lie à un atome de carbone, processus naturel lors de son intégration dans les organismes vivants comme les végétaux. Ainsi, la prêle des champs concentre ces deux formes simultanément, vous pouvez vous tourner vers la silice végétale.
Quoi qu’il en soit, qu’il soit organique ou minéral, l’efficacité siliceuse reste comparable : une fois assimilé au niveau intestinal, le silicium opère sous sa forme minérale, débarrassé de son carbone.
Concernant le silicium de synthèse, le monométhylsilanétriol, il n’est plus commercialisé depuis le 1er janvier 2010, en raison du manque de données d’innocuité et de biodisponibilité.
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) autorise uniquement trois formes chimiques de silicium dans les cosmétiques et compléments alimentaires :
- L’acide orthosilicique stabilisé (silice liquide)
- Le dioxyde de silicium (silice solide)
- Le gel d’acide silicique
Mécanismes d’action et bénéfices thérapeutiques du silicium organique
Le silicium déploie ses effets via plusieurs voies métaboliques convergentes. Cofacteur enzymatique dans la biosynthèse collagénique, il active les prolyl et lysyl hydroxylases, enzymes clés de la maturation du collagène. Cette action explique ses bénéfices cutanés et articulaires.
Au niveau osseux, le silicium facilite la nucléation calcique et améliore la cristallisation hydroxyapatitique, renforçant la densité minérale osseuse. Il potentialise également l’action du magnésium et du zinc, créant une synergie minérale optimale.
Pour les phanères (cheveux, ongles), le silicium stimule la kératinogenèse et consolide les ponts disulfures, améliorant résistance et brillance.
Au niveau vasculaire, il préserve l’élasticité artérielle en maintenant l’intégrité des fibres élastiques pariétales, contribuant à la santé cardiovasculaire à long terme.
Précautions pour la prise de silicium
Bien que généralement bien toléré, le silicium nécessite certaines précautions d’emploi. Les personnes souffrant d’insuffisance rénale doivent éviter la supplémentation, car l’élimination siliceuse s’effectue principalement par voie rénale.
Interactions médicamenteuses : le silicium peut moduler l’absorption de certains médicaments pris simultanément. Respectez un intervalle d’au moins 2 heures entre la prise de silicium et tout traitement médical.
Grossesse et allaitement : par précaution, évitez la supplémentation durant ces périodes, faute de données suffisantes sur l’innocuité fœtale.
Surveillance clinique : en cas de troubles digestifs, modifications urinaires ou réactions cutanées, interrompez immédiatement la supplémentation et consultez votre médecin.