Les bienfaits du thon reposent sur une densité nutritionnelle difficile à égaler : jusqu’à 30 g de protéines pour 100 g, quasiment un apport journalier complet en sélénium, et la moitié des besoins en vitamine D par portion. Voici sa composition exacte, comment bien le choisir, et les précautions que trop peu de gens appliquent vraiment.

- Valeurs nutritionnelles du thon pour 100 g
- Combien de calories dans le thon ?
- Les protéines du thon
- Les lipides et oméga-3 du thon
- Vitamines et minéraux du thon
- Les bienfaits du thon pour ta santé
- Thon frais ou thon en conserve ?
- Quelle espèce de thon choisir ?
- Métaux lourds : LE thon en boîte est-il bon pour la santé ?
- foire aux questions (faq)
Valeurs nutritionnelles du thon pour 100 g
| Nutriment | Pour 100 g |
|---|---|
| Énergie | ~120 kcal |
| Protéines | 24 g |
| Glucides | 0 g |
| Lipides | 5,38 g |
| dont acides gras saturés | 1,19 g |
| dont acides gras monoinsaturés | 1,16 g |
| dont acides gras polyinsaturés | 1,61 g |
| Cholestérol | 34 mg |
| Eau | 66,6 g |
Ces données correspondent au thon albacore cuit. Le thon frais peut atteindre 25 à 30 g de protéines pour 100 g selon l’espèce. Le thon à l’huile en conserve monte jusqu’à 230 kcal pour 100 g en raison des lipides ajoutés.
Combien de calories dans le thon ?
Pour 100 g de thon au naturel, compte environ 120 kcal. C’est l’un des aliments les moins caloriques parmi les sources de protéines animales.
Pour un steak de thon frais de 150 g, tu es autour de 180 à 200 kcal. Le thon à l’huile, si tu ne l’égouttes pas, peut monter à 230 kcal pour 100 g, soit presque le double. La préparation fait ici une différence réelle selon tes objectifs.
Les protéines du thon
Avec 24 à 30 g de protéines pour 100 g selon l’espèce et le mode de préparation, le thon est le poisson le plus riche en protéines. Un steak de 100 g couvre la moitié des besoins journaliers d’une femme de 60 kg (évalués à environ 48 g selon le poids corporel).
Ces protéines sont complètes : elles contiennent les 9 acides aminés essentiels que l’organisme ne peut pas fabriquer seul, dont la leucine, la lysine et les BCAA. Leur assimilation est excellente, comparable à celle de la viande, voire supérieure pour certaines études.
Les lipides et oméga-3 du thon
Avec seulement 5,38 g de lipides pour 100 g, le thon est le plus maigre des poissons gras, bien en dessous du saumon (12 g).
Ce faible taux de graisses ne l’empêche pas d’apporter des oméga 3 utiles : une portion de 100 g couvre environ 30 % des besoins quotidiens en DHA, un acide gras essentiel au fonctionnement cérébral, à la santé cardiovasculaire et à la vision.
Point important : une étude israélienne a montré que le thon à l’huile est moins riche en oméga-3 que le thon au naturel, les acides gras migrant dans l’huile d’emballage pendant la conservation.
Vitamines et minéraux du thon
| Vitamine / Minéral | Teneur pour 100 g | % AJR |
|---|---|---|
| Vitamine D | ~5 µg | ~50 % |
| Vitamine B12 | 3 à 4 µg | >100 % |
| Sélénium | 68 µg | 97 % |
| Phosphore | 166 mg | 30 % |
| Vitamine B3 (niacine) | couvre une partie significative des AJR | |
| Fer | 1,3 mg | 12 % |
| Magnésium | 26,1 mg | 9 % |
| Potassium | 245 mg | 7 % |
Deux points se distinguent clairement. La vitamine B12 dépasse les apports journaliers recommandés sur une seule portion, un avantage réel pour les personnes qui réduisent leur consommation de viande.
Le sélénium à 97 % des AJR fait du thon en conserve la meilleure source de cet oligoélément parmi les poissons en boîte, avec un effet antioxydant documenté sur la protection cellulaire et la fonction thyroïdienne.
Les bienfaits du thon pour ta santé
Protection cardiovasculaire
Les oméga-3 DHA et EPA présents dans le thon contribuent à réduire les triglycérides sanguins, à limiter l’agrégation plaquettaire et à maintenir une pression artérielle dans des valeurs normales. L’American Heart Association recommande une consommation de poisson gras deux fois par semaine pour ses effets protecteurs sur le système cardiovasculaire, et le thon s’intègre facilement dans cette logique.
Prévention de l’anémie
Le thon apporte 1,3 mg de fer pour 100 g, soit 12 % des AJR, sous forme de fer héminique (présent dans les protéines animales), nettement mieux assimilé par l’organisme que le fer des végétaux. C’est autant que la volaille. Pour les femmes en âge de procréer, dont environ 25 % présentent un déficit d’apport en fer, c’est un argument nutritionnel concret.
Antioxydant cellulaire grâce au sélénium
Le sélénium protège les cellules du stress oxydatif généré par l’effort ou le vieillissement, et soutient la réponse immunitaire. 100 g de thon en conserve couvrant quasi intégralement le besoin journalier, c’est une source parmi les plus efficaces dans l’alimentation courante.
Thon frais ou thon en conserve ?
La valeur nutritionnelle reste comparable dans les deux cas sur le plan protéique et vitaminique. La conserve est plus pratique et plus économique. Quelques nuances importantes :
Au naturel, à l’huile ou à la tomate ?
Préfère le thon au naturel : il apporte ~120 kcal/100 g et préserve mieux les oméga-3 que le thon à l’huile, où les acides gras migrent dans le liquide d’emballage. Le thon à la tomate est équivalent au naturel sur le plan calorique, avec du lycopène en prime. Si tu prends du thon à l’huile, choisis une huile d’olive ou de colza, jamais de tournesol (trop riche en oméga-6), et égoutte-le avant de le servir.
Émietté ou filet entier ?
Privilégie les conserves 100 % filet ou les tranches entières. Les miettes peuvent mélanger plusieurs espèces et contenir des fragments moins nobles, avec un profil nutritionnel moins homogène. C’est un écart de qualité réel, pas du snobisme.
La teneur en sel, le point de vigilance
Le thon en conserve peut dépasser 1 g de sel pour 100 g. Si tu surveilles ta tension ou ton apport en sodium, rince-le rapidement sous l’eau avant utilisation, ça en élimine une partie. Évite d’associer des ingrédients déjà salés (olives, câpres, roquefort) dans le même plat.
Quelle espèce de thon choisir ?

Plus l’espèce est petite, moins elle accumule de polluants dans ses chairs.
- Le listao (bonite) est le moins contaminé et le moins menacé par la surpêche, car il se reproduit rapidement.
- Le germon (thon blanc) est une option intermédiaire.
- L’albacore, gros prédateur, est le plus contaminé.
Pour les labels,
- le « Pêche Durable » offre les meilleures garanties sur les méthodes de pêche.
- Le MSC est plus discuté.
- Le Label Rouge garantit la qualité organoleptique, pas les pratiques de pêche.
Métaux lourds : LE thon en boîte est-il bon pour la santé ?
La chair du thon accumule les polluants présents dans l’océan, notamment le mercure, l’arsenic, les PCB et les dioxines, qui se concentrent dans les organes et peuvent être cancérigènes à long terme.
La recommandation de l’ANSES est claire : 1 fois par semaine maximum, en alternant avec un poisson maigre pour couvrir les 2 portions hebdomadaires conseillées.
Pour les femmes enceintes, allaitantes et les enfants de moins de 3 ans, la consommation doit être encore plus réduite. Ce n’est pas une raison de l’éviter, c’est une raison de ne pas en manger tous les jours.
foire aux questions (faq)
Sources scientifiques :
- Domingo JL et al. (2007), Food and Chemical Toxicology. Influence of cooking and in vitro digestion on the concentrations of metals in tuna fish species. → https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/?term=Domingo+tuna+metals+cooking+digestion+2007
- Calder PC (2015), Annals of Nutrition and Metabolism. Marine omega-3 fatty acids and inflammatory processes: effects, mechanisms and clinical relevance. → https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26571349/
- Rayman MP (2012), The Lancet. Selenium and human health. → https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22381456/
- Paddon-Jones D et al. (2008), American Journal of Clinical Nutrition. Role of dietary protein in the sarcopenia of aging. → https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18469290/
